Enfin un sujet qui parle du vin !!
Alors fûts ou copeaux ? A votre avis ?
Trop long à vous raconter la fabrication d’un fût, mais quelques détails quand même.
Seulement 25% d’un chêne peuvent être utilisé par le tonnelier ! Ce bois sèche au minimum 24 mois, et ce à tous vents, en extérieur. Le reste, sert à chauffer la tonnellerie mais surtout à réaliser la chauffe du fût.
Le fût a deux grands objectifs ; d’abord l’échange intérieur extérieur à travers la porosité du bois accompagné de l’oxygène modifiant nombreux composants, et simultanément l’apport aromatique en fonction de la chauffe. De plus, le bois peut provenir des Vosges, du Limousin, de l’Allier (de Tronçais dans l’Allier) de la Nièvre, et la chauffe peut être légère (ça sent le chêne…), moyenne (vanille, miel…), moyenne +, forte (café, chocolat, pain grillé…), longue ou courte.
Résultat, tout cela combiné aux millésimes différents chaque année, cela devient passionnant, mystérieux, incontrôlable. 2 mêmes fûts, de mêmes origines, du même arbre, côte à côte ou l’un au dessus de l’autre, remplis du même vins, peuvent évoluer chacun différemment.
Attention, on parle de vin, celui qui va supporter le bois. Pas d’un liquide de l’agroalimentaire que l'on veut aromatiser.
Après la prise de bois (2 à 6 mois environ) le vin doit revenir, passer par-dessus !!! Un vrai fût neuf coûte environ 600 euro et n’a cette efficacité décroissante que pour 3 vins (élevés de 8 à 12, 18 mois).
Et là est le problème !! Les arômes sympathiques du bois séduisent, mais les complexités, les subtilités des vins élevés en fûts gênent le consommateur que l’on a pas le temps d’avertir. Cela coûte cher, et là, débarque les copeaux !!!! Parce que les pays du nouveau monde rompus à la stratégie marketting le font et en usent habilement, la concurrence devient inégale. Ah bon ! Ceux sont donc les australiens (que j’adore par ailleurs) qui expliquent aux vignerons du vieux monde, comment on fait !!!
Donc c’est parti, depuis peu sont autorisés les élevages de vins de pays avec copeaux dans les cuves ainsi que les expérimentations sur les AOC. De plus, des dégustations comparatives sérieuses révèlent que la comparaison est difficile.
Qu’en penser ? Que ce sujet est inépuisable et que je n’ai pas là place ici de continuer sans vous lasser. ! Que je vous invite à venir goûter sur fût pour voir comment ça fait !!
Au fait je parlais de fûts ou pièces, comme on dit en Bourgogne, celles qu’on trouve dans les caves et qui font 228L. Il existe aussi les baarrriques bordelaises (225L) que l’on trouve dans les chais !! Remarquez les 3 litres de différence, ceux là même que l’on aime partager avec les amis………..
Bientôt noël, je vous fais le sapin…. Et peut être que la lumière est au fond du tonneau…
Plus de PS, il est mort !!!
OB : Carla avec Nicolas, on s’en fout !!! Bravo à Charlotte qui a trouvé l’AJT. Malgré tout, t’es une coquinne car tu es une demi-initiée et tu me rappelles que je te dois quelques bouteilles. Celle-ci tu l’as gagné !! Maintenant, pour rire jusqu’au 1er janvier une autre Amidyves 2006 à celle ou celui qui trouve la rime qui me fait le plus rire : charlotte, celle qui rit quand on ………………………… A vous ……….
L’année prochaine à la bonne date, je vous parlerais des bourguignons et vous donneraient ma petite route des vins
Slama et
Vigneron A Jamais pour Toujours, du coup je vous la remets…………………..
Le seul Copeau que je connaisse s'appelle Jacques et a passé une partie de sa vie en Bourgogne. Camus a dit, "dans l'histoire du théatre français, il y a 2 périodes : l'avant et l'après Copeau" Pourvu qu'il n'en soit pas de même pour le vin...............