Ce petit billet pour parler travail, parce que en ce moment y en a !!! D’abord pour ceux qui découvre ce blog et même les autres, il faudrait commencer par réviser en allant voir le billet « c’est ça le bonheur ».
Donc deuxième grosse étape dans la grossesse qui donnera naissance au millésime 2008, l’ébourgeonnage. Comme son nom l’indique il s’agit d’un travail qui consiste à supprimer des bourgeons puis la croissance de la vigne ne s’arrêtant pas encore, suppression de rameaux ou pampres (on parle d’épamprage). Ces rameaux sont ceux que l’on ne veut pas voir pousser. La taille décrite dans le billet précédent devait nous laisser 6x2 yeux soit 12 rameaux portant les grappes. Mais un bourgeon contient plusieurs rameaux qui peuvent sortir. D’autre part dans le tronc sont enfermés au fil des ans des bourgeons qui se réveillent quand ils veulent. Selon les cépages et la vigueur des vignes, ces sorties sont plus ou moins importantes (cinsault et clairette sont les plus forts dans l’exercice). Ces rameaux indésirables sont appelés gourmand car ils pompent une partie de la nourriture initialement destinée aux seuls 12 prévus.
Mais cette opération a d’autres objectifs. Cela évite de grosses plaies à la taille, nuisibles à la souche. Nous gagnons ainsi du temps à la taille d’hiver. En supprimant jusqu’à 10 ou 15 de ces méchants gourmands (comme sur la photo), on réduit l’entassement de feuillage, source d’humidité favorable aux maladies cryptogamiques (champignon) du type mildiou, oïdium, pourriture grise qui compromettent la récolte. Cette aération nécessaire au futur bon état du raisin permet aussi une meilleure pénétration des quelques produits de traitements bio que j’utilise.
Mais attention, un bon ébourgeonnage est fait par un bon tailleur. Il faut connaître le fonctionnement de la plante et quelquefois il y a des gentils gourmands qui nous donnent des solutions de rajeunissement. Essentiellement manuel (une machine peut faire le tronc, mais bof !) ce travail prend 20 à 40 heures hectare. J’ai 6 ha et cela doit être fait en 3 à 4 semaines pour être efficace, à vous le calcul ! Après de toute façons les rameaux sont trop durs et les plaies trop importantes.
Pour cette année j’ai de l’aide. Je forme dans mes vignes une équipe d’handicapés légers destinés à travailler dans la prestation de services en agriculture.Il m'ont fait un super boulot. Je ne saurai donc que l’année prochaine si je peux faire tout cela seul. Et pendant ce temps je dois m’occuper de l’herbe qui pousse bien cette année !!! En plus je viens de faire mon premier traitement, en avance par rapport aux années passées !!! En gros je m’occupe bien (des petites journées de 10 à 12h mini)et il faut être sur le pont comme ça jusque mi juillet. Je vous raconterais les autres étapes au fur et à mesure.
Ebourgeonneusement votre
Slama, à bientôt
OB : quelqu’un a vu Nico ? Je vais faire un tournoi de hand à Pernand Vergelesses, trop bien !!! Ce soir l’OM est en ligue des champions et le PSG n’est pas en ligue 2 !! J’ai plus le temps de suivre l’info, y se passe des choses ou bien ? Ha si ! Les OGM, on y a cru 2 jours qu’on avait gagné !! Et merde !! Je continue à vendre un peu de vin et j’ai fait une dégust rigolote y a 2 semaines dans mon village de naissance près de Troyes. J’ai croisé un agent sympa qui va m’aider à distribuer le vin dans la restauration du Vaucluse, bienvenue Guillaume et merci d’en parler.
Et comme d’hab vous ne vous affolez pas sur les commentaires, allez, YALLA, la vie est une fête, un échange, un partage……………
Paris qui reste en L1 c'est un scandale!. Pour les OGM effectivement c'était prèsque gagné, enfin on a eu l'illusion de le croire.
J'ai ouvert ma 1ere bouteille des Amidyves 2006, il se boit bien, peut-etre plus ouvert à ce stade que le 2005. Comment le perçois-tu?
On attend (je dis "on" mais je pourrai di "je" aussi car on est pas nombreux ici hein? DEBOUT LES MORTS!!!) ton post sur les vignerons du ventoux que tu avais promis!
Impatience car dans 2 mois,nous serons de retour à Méthamis pour retrouver le soleil qui manque si souvent à notre Wallonie. Mais surtout impatience de faire découvrir à ma chère moitié la cuvée 2006 des Amidyves. Lors de ma visite avec mes étudiants à Méthamis, tu as eu la bonté de me remettre un exemplaire de cette cuvée parfaite. Seule la bouteille a regagné notre brave et secouée Belgique. Le contenu fut partagé et apprécié entre collègues lors d'une soirée mémorable au centre YMCA d'Avignon. Quel partage autour d'un grand vin. Madame a donc apprécié le style de la bouteille à mon retour mais depuis elle réclame avec insistance de le déguster. Les amidyves étant son vin de prédilection.